Seulement ça, sa n'arrivera pas & ça n'arrivera plus jamais. C'est fini, vraiment fini. Pour toujours ...

Vous y croyez vous ? Des mois & des mois à réfléchir, sans jamais trouver de réponses, jamais comprendre. Des soirées, des nuits entières à toujours se poser les même questions, revoir les problèmes en long & en large. J'voulais plus y penser, oublier, oui ... Oublier. Mais j'y arriver pas. Alors vous savez ce que j'ai fait ? Non. J'ai réussis à oublier, pas par moi même, mais j'me dis, non c'est pas grave, l'important c'est que j'oublie hien ? Que j'me sente bien, heureuse & que cette solitude s'envole le temps d'une soirée. Oui, ça vallait vraiment le coup d'être malade toute une journée voir plus. Mais pourtant, après avoir oublier, les problèmes revenaient, les questions aussi ... Mais merde quesqu'il ne va pas chez moi ? Pour je vais si mal. Ca, parfois je sais, parfois j'ignore. Mais pourquoi moi ? Quesqu'il se passe chez moi pour que tout aille si mal ? Vous savez vous ? Vous avez une réponse ? Ou même un semblant de réponse ? Non ...
You're breaking my Heart ...
J'réalisais pas la gravité de la situation quand j'suis partie quelques jours. C'était bien, pour moi c'était un peu le rêve. J'aurai pu être normale içi. Oh non pas à cause de mon look, avoir juste une vie normale ... Mais non, j'suis surement pas née là où il fallait pour ce que je suis. J'suis née dans les îles, & j'habite dans les champs --'.
Non, je réalisais pas, quand le deuxième jour j'arriver plus à avaler quoi que se soit. Quand le lendemain je suis rentrée & que j'ai mangeé, que tout allait sortir de mon ventre.
Non, j'réalisais pas, que j'allait plus jamais avoir le plaisir d'avoir faim, de manger & de savourer. Rien ne tenait place.
J'réalisais pas non plus quand mes muscles se bloquait & que j'arriver pas à bouger.
J'réalisais pas non plus quand, d'un coup je ne respirait plus, que je m'effondrais au sol.
Pour moi c'était peut-être pas normale, mais c'était pas grave. J'me disais "Merde, arrête de t'inventer des pauvres problèmes ...".
J'me relevez toujours.
J'réalisais toujours pas quand j'maigrisser à vu d'oeil. D'ailleur personne réagissait;
Peut-être qu'à trop souffrir, ça en devient normale.
J'réalisais pas quand j'dormais toute la journée en cours. Les profs ils disaient rien, personne ne disait quelque chose, c'était tellement habituelle, c'était moi.
Tout le monde trouver ça normale quand j'disais "J'me suis couchée tôt, j'me suis couchée à 2H50 ...".
Oui, c'était normale de se mettre à pleurer, de ne plus tenir debout & de dormir.
J'réalisais pas non, tout était normal, pour moi & pour les autres.
Et oui, je crève en silence, c'est normale, trop normale.
J'ai pas réalisais non plus quand j'suis tombée à terre & que cette fois, je n'allais plus me releve. J'entendais tout, mais pas moyen d'ouvrir les yeux, de parler ou de bouger.
J'réalisais toujours pas quand j'entendais des cries, faibles, mais cries quand même. Ils réalisaient peut-être un peu.
Mais pour moi c'était normale, j'allait vite me relever, ça allait vite passer.
J'réalisais pas quand j'entendais des "appeler l'ambulance".
Et puis j'réalisais encore moins quand j'lai entendu l'ambulance.
Piiiiiiiim Poooooooom.
Sa résonnait fort dans ma tête, mais c'était pas pour moi. Surement un élève qui avait fait le con & qui c'était casser quelque chose.
J'réalisait toujours pas quand j'ai senti qu'on me lever & qu'on me poser sur une sorte de lit, non. J'devait être à l'infirmerie ou sur un banc, un siège, une tables. J'allait bientôt me réveiller.
J'trouvais toujours sa normale quand j'ai senti l'ambulance avancer, quand j'suis rentrée à l'hopital & qu'on m'a poser sur un lit.
J'réalisais pas non plus quand j'ai entendu "Elle est dans le commat". NOn, c'était pas pour moi, ça devait être quelqu'un d'autre à côté. J'allait bientôt réussir à bouger mon cul & leur parler, redire encore une fois que "Tout vas bien, je vais bien." Que "c'était rien, c'était pas grave".
Puis plus le temps passer, plus j'commencer à réaliser. J'entendais les gens passer dans ma chambre, me parler de tout & de rien, de pleurer. Me dire "Réveille toi !".
J'voulais leur répondre que j'était réveiller, mais non, ça sortait pas. J'entendais tout. J'était jamais fatigué.
J'réalisais petit à petit que j'allait jamais réussir à m'le bouger, mon cul. J'en avais pas l'envi, pas la force. J'allais finir ma vie içi.
Puis un soir, j'ai pas compris. J'ai entendu
Biiiiiiiip Biiiiiiiiiiiiiip Biiiiiiiiiiiiiiip.
Des gens parler vite & fort, s'activer autour de moi. J'réalisais toujours pas.
Moi ? J'allait bien. C'était pas la machine brancher à mon corps qui faisait se bruit, non, c'était à côté, c'est normal, trop normal.
J'entendais de moins en mois les gens. Tout s'effacer. J'était dans un monde blanc & lumineux. Un monde que j'ai toujours essayer d'atteindre sans jamais réussir.
J'entendais hurler qu'il fallait pas que je parte, qu'il faillait que je revienne, que tout irai mieu.
Mais j'voulais pas revenir, j'étais bien içi & puis de toute façon j'en avais pas la force. J'aurai voulu, est ce que j'aurai réussit .?
Surement pas
Alors mon cerveau s'est déconnecté. J'entendais plus, peut-être des pleures au loin.
Est ce que je réalisais que ... J'étais en train ... de mourir ?
Tout est partie, les questions, les peines, les joies aussi, tout. Triste sort de mourir à 13 ans de tristesse, non ?
Tout était vide. Plus rien, le vide. Un vide où on ne pouvait pas tomber, un vide sans couleur, ni blanc ni noir.
Je crève.
C'est là, à minuit & dix neuf minutes & dix sept secondes que je suis morte.
Putain.
Et quand au loin, j'ai entendu les dernières paroles que j'entendrais :
Heure du décès Minuit Dix Neuf.

J'en suis sûre, sa m'arrivera bientôt.
Vous croyez que j'ai enfin réalisé __?
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 15:16